mardi, juin 05, 2007

Du bon usage de la piraterie

Pour tous ceux qui parfois utilisent leurs ordinateurs d'une manière que certains moralistes réprouvent, pour tous ceux qui écoutent de la musique, lisent des livres, visionnent des films, se soignent et même pensent, je vous recommande la lecture de l'excellent livre vers lequel pointe le lien du titre. Vous allez voir c'est très court, d'abord facile et extrêmement intéressant.
Vous verrez que les enjeux de la propriété intelectuelle bien loin de se limiter au piratage de quelques films sont surtout pour de nombreuses personnes, qui n'ont pas pas voie au chapitre, une question de vie ou de mort. C'est bien écrit, très facile d'accés et surtout ça ne se concentre pas sur les problèmes informatiques.

Un exemple tiré du livre: tous les jours dans le tiers monde de nombreuses personnes meurent de maladies pour lesquels des médicament existent. Mais les sociétés pharmaceutiques contrôlent les gouvernements "riches" et empêchent la reproduction à bas prix des médicaments de toutes leurs forces. Quand en 2001 apparaissent des menaces d'attentats au "charbon" aux USA, une société allemande détient un brevet sur l'unique médicament. Le gouvernement US de l'époque n'hésite pas à faire chanter la firme pour obtenir des copies à bas prix. Infraction aux droits sacrés et naturels de la propriété intelectuelle que personne ne peut même songer à utiliser dans le cas d'épidémies rééls alors qu'ici il ne s'agissait que d'une éventualité d'attentat...

Ou encore : en sifflant une chanson à la mode dans votre douche vous nenfreignez aucune lois. Par contre, en sifflant la même chanson dans un centre commercial ou dans la rue vous devenez clairement un dangeureux pirates du point de vue des lois françaises sur le droit d'auteur. Il en va également de même pour le chants de cantiques dans des paroisses qui n'auraient pas explicitement obtenues le consentements des ayants droits. Là, de nombreux et dangeureux pirates se réunissent au moins une fois par semaine pour commettre leurs crimes !

Bonne lecture.

3 Comments:

At juin 06, 2007, Blogger Zabou said...

dis donc, c'est pas de la piraterie de copier un livre ???

 
At juin 07, 2007, Blogger pma said...

Clique sur le lien et lis. Tu découvriras ainsi la réponse a ta question ...

 
At juin 08, 2007, Blogger pma said...

Un cours extrait pour tenter de vous reveiller:

Cette logique est en fait légitimée par un tour de passe-passe dialectique autour de la notion de « défaillance du marché » (market failure). Selon cette doctrine, la liberté que nous avions d'emprunter des livres ou des disques ne relevait pas d'un choix de société, mais? de l'impossibilité de faire autrement. Il s'agit d'une défaillance du marché, et la technologie peut enfin la corriger. C'en serait donc terminé de la notion de copie privée, selon laquelle la reproduction d'une oeuvre pour son usage personnel est légale. Si celle-ci est encore tolérée, nous dit-on, c'est parce qu'il est impossible de mettre un policier dans chaque appartement pour l'interdire. « La copie privée, introduite à cause d'une défaillance du marché, [?] devrait indubitablement être supprimée là où l'application de technologies de DRM est capable de corriger cette défaillance », écrit ainsi Nic Garnett [17], l'un des nombreux consultants pour les industries culturelles. Le chef du bureau du copyright à l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) tient le même discours. Et les documents officiels de la Commission Européenne sont truffés de références aux « market failures » dans ce domaine. On imagine jusqu'où une telle logique peut aller : après tout, si personne ne paie pour chanter sous sa douche, n'est-ce pas là un exemple de défaillance de marché ? Une puce greffée sur chacun devrait y mettre bon ordre.

 

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