Pour une fois, nous avons fait un peu de tourisme. Il était temps, depuis près de deux ans que nous sommes installés à Hérouville Saint-Clair. Il faut croire que nous sommes excessivement casaniers. Ou alors, que l'éducation de Cocodis est une activité trop avide de temps. Car même cette sortie n'était nullement planifiée.
De manière parfaitement fortuite, nous avons croisés des amis alors que nous faisions des courses fort loin de notre domicile comme du leur. Et ils nous ont invité à les accompagner à Bayeux. Là-bas disaient-ils se tenait un grand festival moyenâgeux au centre ville, tout autour de la cathédrale.

Il faut dire que sur la côte du Calvados, Bayeux fait figure d'exception. Il s'agit de l'une des rares grandes villes épargnées par les bombardements et les ravages des politiciens jouant à la guéguerre avec leurs sujets. Son centre ville conserve donc de nombreuses traces du passé ; et en particulier cette magnifique cathédrale qui se profile devant PA.
Et vous en conviendrez sûrement avec moi, la végétation témoigne de l'ancienneté du bâtiment.

Si immanquablement l'espace des festivités était largement occupé par des négociants et leurs étales, l'esprit mercantile ne dominait pas. De très nombreux autochtones déguisés participaient à l'animation des rues. Et les performance théatrales, musicales, de danse se succédaient pour le plus grand plaisir des touristes.

Des associations avait aussi installé un foisonnement de jeux antiques, rares ou à tout le moins inusuels sur une place ; tout ceci en libre accés. Les enfants étaient aux anges vadrouillants d'un jeu à l'autre.

Mais le clou de la fête, à mon goût, s'était les paires d'échasses offertes aux bons plaisirs des visiteurs le long des murs de la cathédrale. Quelle euphorie que de se percher là-haut pour essayer de déambuler en récupérant, inextremis et à chaque instant, un équilibre aussi précaire que dynamique.